Module 117 – Mettre en place l’infrastructure informatique et réseau d’une petite entreprise

Compétence

Installer un réseau local sans administration centralisée des utilisateurs.

Objet

Planification de l’installation d’un nouveau réseau local sans administration centralisée des utilisateurs comportant jusqu’à dix postes de travail avec connexion Internet, qui relie les ordinateurs et les imprimantes situés dans différents locaux d’un même bâtiment. Installation des composants réseau à partir de la prise LAN (ordinateur, imprimante locale).

Objectif opérationnels

  • Recenser avec le mandant et consigner les exigences devant être remplies par le réseau à installer et déterminer les services souhaités (réseau Client, Internet, cloud).
  • Définir sur la base des exigences de l’entreprise et des conditions spatiales la construction logique et physique du réseau et la représenter sous la forme d’un diagramme de réseau et d’un plan de câblage.
  • Planifier les étapes de travail pour l’installation et la configuration qui tiennent compte du raccordement CUB (câblage universel du bâtiment) au terminal utilisateur et du brassage (patching) dans le rack de distribution central.
  • Installer le réseau et ses composants selon la documentation des constructeurs, procéder à la configuration.
  • Définir la gestion des ressources (groupes, partages) et le partage des fichiers/imprimantes en respectant les prescriptions relatives à la sécurité des données et à la disponibilité.
  • Vérifier le fonctionnement, la performance, la sécurité du réseau et l’accès aux données des appareils périphériques connectés conformément aux consignes.
  • Tester le réseau et les systèmes connectés, documenter les résultats des tests.

Voir le descriptif détaillé du module 117 avec les sous objectifs….

Tables des matières

  • Topologie
  • LAN – WAN – etc..
  • Modèle OSI – Modèle DoD (TCP-IP)
  • Unités: bit, Octet (débit)
  • Câblage Universel de Bâtiment
    • Hiérarchie des zones
    • Catégorie et classe
    • Connecteur – brochage (type A et B)
    • Dénomination des câbles (S/FTP, U/UTP, etc..)
    • Catalogue Kablan
    • Fibre Optique
  • WLAN
  • Plan – schéma
  • Les appareils et leur fonctions (Switch, Routeur, etc..)
  • Couche 2
    • Adresse MAC
    • ARP
  • Couche 3
    • Adresse IP
    • Masque
    • Numéro du Réseau (ET logique) Routeur
  • DNS
  • Traceroute
  • Concept IP – Concept de nommage
  • Configuration IP de sa machine
    • IP statique (win et linux)
    • DHCP
  • (Partage de fichiers)

Parcours Wooflash

Suivez le parcours…..

Pour s’identifier sur wooflash utiliser « connecter vous via votre institution » et choisissez « CPNE-Lycées ».

Puis c’est votre login Microsoft de l’école qui est demandé, avec le nom d’utilisateur du type: toto@s2.rpn.ch (ce n’est pas une vraie adresse e-mail). toto représente ici votre nom d’utilisateur rpn. (généralement nom de famille et première lettre du prénom)

Modèle OSI

Un réseau de télécommunication c’est très complexe et souvent abstrait. Notre cerveau n’est pas capable de comprendre autant d’information à la fois.

Pour cette raison, on découpe le problème en petits morceaux. Nous utilisons le modèle OSI en 7 couches.

modèle osi

Outils de calcul

Références théoriques

Canevas utiles

Bienvenue dans le module 117

Introduction

Dans ce module, nous allons nous intéresser aux réseaux. À la question de savoir qu’est-ce qu’un réseau, la plupart d’entre nous penseront à une salle de serveurs avec des LED qui clignotent et une multitude de câbles. La notion de serveur est toutefois beaucoup plus vaste. Nous connaissons les réseaux électriques, les réseaux téléphoniques et bien sûr les nombreux réseaux sociaux.

Vous avez peut-être rencontré la forme la plus simple de réseau de communication, lorsque vous étiez enfant. On prend deux boîtes de conserve vides, on perce un trou au fond de chaque boîte et on les relie avec une ficelle. Et déjà il est possible de communiquer d’une manière très simple.

Un téléphone à fil (aussi appelé téléphone à boîte, téléphone à ficelle) est un jouet qui peut être construit avec des moyens facilement accessibles!

La mission principale des réseaux informatiques est le transfert de données ou, en l’exprimant de manière plus abstraite, les réseaux informatiques transmettent des informations qui résultent du contenu d’un message composé de signes et de codes. Voici deux exemples:

  • Les chiffres 1 à 6 deviennent des informations exprimant les notions de « insuffisant » à « très bon », lorsque nous les considérons dans le contexte du système de notation suisse et uniquement dans ce cadre là.
  • Les nombres décimaux 255, 255, 0 considérés isolément, sont de pures données. Dans le contexte de l’espace chromatique RGB, les trois nombres représentent la couleur jaune et deviennent ainsi une information.

D’un point de vue théorique, un réseau se compose d’informations, d’un émetteur, d’un ou plusieurs récepteurs et d’un support de transmission.

Représentation schématique d’informations transportées via un média ou support, entre un émetteur (Sender) et un récepteur (Empfänger).

Sans l’information aucun réseau ne devrait être exploité. Le fournisseur de réseau met à disposition l’emballage technique pour l’information, mais n’est pas responsable de sa qualité.

L’émetteur (Sender) est le composant qui souhaite envoyer l’information. Un ou plusieurs récepteurs (Empfänger), auxquels l’information doit être transférée.

Le média (Medium), via lequel l’information est transmise. Le média peut être un câble, mais peut aussi être l’air.

Réfléchissez juste un instant: outre les appareils informatiques classiques tels que les ordinateurs, les serveurs et les imprimantes, quelles pourraient être les autres applications sur un réseau? Pensez à votre domicile, à votre poste de travail, à vos loisirs ou à votre trajet pour vous rendre au travail. Où les réseaux sont-ils utilisés pour communiquer? Notez tout ce qui vous passe par la tête.

Notre tâche consiste à présent à mettre à disposition les composants d’une infrastructure réseau avec la documentation nécessaire. Ce qui signifie, d’une part poser le câble et utiliser des éléments de raccordement tels que switchs et routeurs, et d’autre part, des ressources réseau doivent aussi être mises en place. Avant d’attaquer la technique, nous allons nous pencher sur la topologie de réseau, l’extension de réseau et le modèle de couches.

Topologie et extension

Objectifs d’apprentissage de cette unité d’apprentissage

À l’issue de cette unité d’apprentissage, vous saurez…

  • nommer les topologies les plus fréquentes.
  • citer leurs avantages et leurs inconvénients et les usages prévus.
  • évaluer un réseau sur la base de son extension.

Topologie d’un réseau

Par topologie, on entend la structure du raccordement de plusieurs appareils du réseau. Il faut faire la distinction entre structure physique et logique. La topologie physique décrit la structure du câblage du réseau; la topologie logique décrit le flux de données entre appareils terminaux. La topologie logique d’un réseau peut différer de la topologie physique. Cependant, que ce soit en théorie ou en pratique, les formes de présentation choisies sont souvent mixtes ou combinées.

La topologie d’un réseau est déterminante pour sa fiabilité et la performance. Lors du choix de la topologie, il faudrait aussi tenir compte de l’usage prévu. Le choix influence bien sûr aussi de manière déterminante l’investissement dans le câblage, les liaisons radio et le matériel approprié.

Topologies les plus fréquentes

Point à point – entièrement maillé

Nous serions en présence d’une topologie idéale si chaque participant d’un réseau était directement connecté à l’autre. Mis en œuvre dans la pratique, cela signifierait que chaque participant (PC, PC portable, montre intelligente, tablette) serait raccordé à l’autre via un câble ou par onde radio. Pour chaque liaison, il faudrait mettre en place une connexion dédiée, par fil ou par radio. D’un point de vue topologique, cela correspondrait à plusieurs connexions point à point formant ensemble une structure entièrement maillée.

En anneau

Former une structure en anneau serait un peu moins déroutant. Chaque participant réseau n’aurait plus qu’à être relié à ses voisins directs par câble ou par radio. La défaillance d’un seul participant est problématique. Le nombre de raccordements au réseau par participant est réduit à deux. Les réseaux en anneau sont souvent utilisés dans les réseaux urbains dans lesquels les différents nœuds sont reliés entre eux par un double anneau (redondant).

En étoile

Pour éliminer la dépendance qui pose problème dans un anneau, nous utilisons un répartiteur central et relions chaque participant avec cette centrale. L’élément critique de cette structure en étoile est le répartiteur central. À l’exception du répartiteur, chaque participant n’a plus qu’un seul raccordement au réseau. Entre le répartiteur et le participant réseau, il y a à nouveau une topologie point à point.

En arborescence

Si nous relions désormais plusieurs topologies en étoile via une centrale de hiérarchie supérieure, on parle de topologie en arbre ou topologie d’arborescence. Ce type de topologie est souvent utilisé dans les grands bâtiments, à l’exemple de notre école. La topologie en étoile ou en arbre sont les topologies les plus répandues à ce jour. Que ce soit dans des petits réseaux comme dans des grands.

Vue d’ensemble de différentes topologies

Résumé de différentes topologies de réseaux

Analyse des avantages et des inconvénients

Essayez maintenant d’attribuer les avantages et inconvénients suivants à la topologie la plus appropriée. Vous souhaitez lire plus d’informations à ce sujet ?

🔗 Wikipédia – Topologie de réseau

🔗 Elektronik Kompendium – Netzwerk-Topologie

Quels sont les avantages et inconvénients de chaque topologie ?

Extension de réseau

Les réseaux sont séparés les uns des autres soit par leur structure physique, soit par des délimitations logiques (routeurs et pare-feu). Selon l’usage prévu et la taille, les réseaux sont répartis en différents types ou catégories.

Parmi les termes suivants, lesquels avez-vous déjà entendus, ne serait-ce que de nom? Notez avec vos propres mots ce qui caractérise chaque type, en utilisant des mots-clés. Après avoir écrit vos propres réflexions, vous pouvez obtenir plus d’informations sur les catégories de réseaux.

Catégorisation des étendues de réseaux informatiques.
TypeAcronymeDescriptionEtendue
BANBody Area NetworkRéseau corporel
Bluetooth / montre connectée
1 m
PANPersonnal Area NetworkRéseau privé
WiFi / Maison
20 m
LANLocal Area NetworkRéseau local
Réseau ethernet / Entreprise
100-1000 m
CANCampus Area NetworkRéseau d’un campus
Réseau ethernet / Entreprise
1-10 km
MANMetropolitan Area NetworkRéseau de ville10-100 km
RANRegional Area NetworkRéseau de région
LORA
100-1000 km
WANWide Area NetworkRéseau mondial
Internet / cellular network
Terre
GANGlobal Area NetworkRéseau satelliteSatellite

Les graphiques montrent un exemple sur la base du réseau de l’école professionnelle spécialisée gibb à Berne. Discutez de vos solutions à la fin, en classe ou avec votre enseignant.

BAN / WBAN : (Wireless) Body Area Network
PAN / WPAN : (Wireless) Personal Area Network
LAN / WLAN : (Wireless) Local Area Network
CAN : Campus Area Network
Attention: ne pas confondre avec le bus CAN (Controller Area Network) utilisé dans les véhicules.
MAN : Metropolitan Area Network

Le terme WAN est souvent utilisé comme synonyme d’Internet. En fait, il faudrait dire qu’Internet est une connexion entre de nombreux réseaux WAN différents. Ils sont généralement gérés par différents fournisseurs d’accès ou par de grandes entreprises ou universités.

WAN : Wide/World Area Network

Il est plus correct d’appeler ces WAN, des systèmes autonomes. Chacun de ces systèmes se voit attribuer un numéro AS. Vous en saurez plus à ce sujet dans le module 129 .

Au delà, nous avons le GAN (Global Area Network) pour désigner un réseau global de communication longue distance (via satellite).

Modèles de couches

Objectifs d’apprentissage de cette unité d’apprentissage

À l’issue de cette unité d’apprentissage, vous saurez…

  • expliquer l’application pratique du modèle de référence ISO/OSI et TCP/IP
  • énumérer toutes les couches de ces deux modèles

Vous êtes-vous déjà posé la question pourquoi vous pouvez communiquer simplement avec le monde entier avec votre PC ou votre smartphone? Via le réseau 5G, vous pouvez commencer à visionner un film Netflix dans le train, puis, une fois arrivé chez vous, les données sont automatiquement diffusées en streaming via le WLAN, sans que votre film ne soit interrompu.

Un peu d’histoire

Très tôt déjà, on s’est demandé comment les différents niveaux des réseaux de communication devaient communiquer entre eux. Nous avons la tension des signaux, la fabrication des connecteurs, les différents adressages, l’authentification et le cryptage. Pour cela, les protocoles les plus divers sont nécessaires qui doivent communiquer entre eux. Dans ce but, des modèles ont été développés qui gèrent le processus complet de la communication depuis l’émetteur jusqu’au récepteur.

Couches (Schicht) du modèle pour la transmission (Übertragung) entre l’émetteur et le récepteur.

Le modèle ISO/OSI et le modèle TCP/IP

On utilise actuellement surtout deux modèles. D’une part, le modèle ISO/OSI très strict et d’autre part, le modèle TCP/IP ou modèle de référence de l’US DoD qui illustre la mise en œuvre pratique de la communication courante aujourd’hui.

Les modèles servent également à ce que les spécialistes en informatique puissent communiquer entre eux avec des termes spécifiques définis.

Modèle TCP/IP
Comparaison entre le modèle ISO/OSI et le modèle TCP/IP

Découvrez les noms des couches de ces deux modèles (en français ou en anglais). Au cours de ce module, nous allons maintenant découvrir les applications au sein des couches, les unes après les autres. Nous allons surtout appliquer le modèle ISO/OSI.

Un exemple issu d’une autre branche professionnelle

Imaginez que vous voulez faire plaisir à une amie vivant à Coire et lui envoyer des pâtisseries faites maison. Vous habitez à Bâle, emballez votre pâtisserie dans un paquet pour l’envoyer par la poste.

Exactement comme c’est le cas pour le transport des paquets de données dans les réseaux, ce transport est aussi réparti en plusieurs couches.

  • Vous déposez votre boîte métallique contenant les pâtisseries dans une boîte en carton. Vous apposez un marquage comportant le nom et l’adresse comme il est d’usage en Suisse.
  • Vous vous rendez à la Poste et payez le port pour le paquet.
  • La Poste transporte le paquet jusqu’à Coire et le remet à votre amie.

Ce qui semble simple a pourtant une multitude d’interfaces. Vous n’aviez pourtant qu’à vous charger de l’interface avec laquelle vous étiez en contact, notamment étiqueter correctement le paquet, le déposer à la Poste et payer le port.

Pour la Poste peu importe (à quelques exceptions près) ce que contient le colis. Tant que l’adresse est correcte.

Pour le transporteur qui cherche tous les paquets à la Poste en fin de journée, peu importe où doivent aller tous ces paquets. L’essentiel est qu’ils soient prêts au moment défini.

Pour les CFF qui se chargent entre autres du transport des marchandises pour la Poste, peu importe ce qui se trouve dans les wagons de marchandises. L’essentiel est qu’un transport ait été réservé, que les conteneurs correspondent aux dimensions prévues et qu’ils soient livrés à temps. Les CFF se chargent maintenant des wagons ferroviaires, de la locomotive et du conducteur de locomotive.

Toutes ces étapes intermédiaires sont dénuées d’importance pour vous, tout comme pour votre amie. Elle recevra le paquet le lendemain. Qu’il ait été transporté par un camion, les chemins de fer ou un avion, ce n’est pas visible sur le paquet. De même que ce que vous avez envoyé n’avait pas d’importance pour toutes les personnes concernées en cours de route.

Câblage structuré

Objectifs d’apprentissage de cette unité d’apprentissage

À l’issue de cette unité d’apprentissage, vous saurez…

  • expliquer les objectifs du câblage structuré.
  • reconnaître les différents domaines et pouvoir y classer un exemple concret.
  • évaluer un bâtiment existant en ce qui concerne la réalisation des objectifs du câblage structuré.

Pourquoi câbler de manière structurée?

Avant d’aller plus loin dans le câblage pratique, faisons un petit détour par les bases théoriques de la technique de câblage.

Le câblage structuré, également appelé câblage universel de bâtiments représente un plan de construction uniforme pour les câblages destinés à différents services (voix ou données). Un câblage structuré fait partie de l’infrastructure technique d’un bien et est réparti en zone primaire, secondaire et tertiaire.

Objectifs d’un câblage structuré

  • Soutenir les systèmes de communication actuels et, dans la mesure où ils sont prévisibles, les systèmes futurs.
  • Réserve en termes de capacité de transmission.
  • Comportement neutre par rapport au protocole de transmission et aux terminaux.
  • Extension simple et flexible.
  • Fiabilité grâce à un câblage en étoile.
  • La protection et la sécurité des données doivent être réalisables.

Normes pour le câblage structuré

En Europe et en Suisse, la norme EN 50173 s’applique. Les zones de câblage sont divisées en câblage de terrain ou de site (câblage primaire), câblage de bâtiment (câblage secondaire) et câblage d’étage (câblage tertiaire). Le graphique suivant montre la représentation schématique d’après cette norme :

Les prises et les répartiteurs sont reliés les uns aux autres afin d’obtenir des bâtiments avec une topologie de câblage hiérarchique en arbre. En vert: câblage primaire de site, en bleu: câblage secondaire de bâtiment, en rouge câblage tertiaire d’étage.

Le câblage universel de communication commence au répartiteur de site ou de zone et se termine sur la prise de raccordement. Les câbles de raccordement du poste de travail n’appartiennent plus au câblage universel de bâtiment (CUB). Toutefois, il existe certaines exigences concernant le type et la longueur de ce câble.

RS : Répartiteur de site, RB : Répartiteur de bâtiment, RE : Répartiteur d’étage, SR : Prise de raccordement.

Câblage primaire

La zone primaire est appelée câblage de campus ou câblage de terrain. Il prévoit le câblage des différents bâtiments entre eux. Pour le câblage, on utilise généralement du câble à fibres optiques.

Câblage secondaire

La zone secondaire est appelée câblage de bâtiment ou câblage de la colonne montante. Cette zone prévoit le câblage de chaque logement et étage au sein d’un bâtiment. Pour ce faire, il est préférable d’utiliser des câbles à fibres optiques.

Câblage tertiaire

La zone tertiaire est également appelée câblage d’étages et consiste au câblage des répartiteurs d’étage aux boîtes de raccordement. Alors qu’un panneau de brassage (panneau Patch) se trouve dans l’armoire réseau, le câble aboutit au poste de travail de l’utilisateur dans une boîte de raccordement dans le mur ou dans un canal au sol. Pour ce trajet relativement court, on utilise généralement des câbles d’installation à paires torsadées dont la longueur est limitée à 90 m. La longueur maximale des câbles Patch (câbles de raccordement) dans l’armoire de câblage et au niveau du terminal est de 5 m chacun. Si des câbles Patch sont utilisés à la place des câbles d’installation, la longueur maximale se réduit à 60 m environ.

Couche 1: Transmission via câble en cuivre

En analysant le câblage structuré, nous avons appris à connaître les médias de transmission verre et cuivre. Afin que les médias corrects soient utilisés pour un projet de câblage, nous allons aborder les différents types de câbles et de connecteurs dans un petit traité théorique.

Objectifs d’apprentissage de cette unité d’apprentissage

À l’issue de cette unité d’apprentissage, vous saurez…

  • nommer les types de câble les plus courants pour les câbles en cuivre et leurs applications.
  • déterminer le connecteur RJ45 et connaître son affectation.
  • choisir le câble adéquat pour une application donnée.

Câble en cuivre à paires torsadées

Pour le câblage en cuivre, on utilise aujourd’hui presque exclusivement le câble Twisted Pair ou à paires torsadées (câble TP) avec quatre paires de fils torsadés. Twisted signifiant « torsadé » en anglais. Les câbles TP sont normés et sont répartis en différentes classes et catégories, pour décrire leur performance.

Les câbles d’installation et les câbles Patch (câbles de raccordement) se distinguent notamment par la conception des conducteurs internes. Dans le câble d’installation, les conducteurs internes sont en fil de cuivre, dans le câble Patch, il s’agit de torons de cuivre. De plus, dans les câbles d’installation, les conducteurs internes ont un rayon plus élevé.

Catégories

Dans la norme européenne EN 50173, les câbles sont répartis dans les classes A jusqu’à F. Dans la norme internationale ISO 11801, on parle par contre de catégories. Il suffit de connaître la norme internationale, elle est presque exclusivement utilisée.

Dans la technique des réseaux, on n’utilise plus que des câbles de catégorie 5-7 (ISO 11801).

Connecteur

Le type de connecteur utilisé usuellement pour les câbles TP est le connecteur RJ45. Ils peuvent être utilisés jusqu’à cat. 6A. Cela signifie que la fiche RJ45 peut transmettre jusqu’à 10 Gigabit Ethernet, mais seulement jusqu’à une longueur de 55 mètres. Les successeurs potentiels pour les futurs réseaux Cat.7 sont le connecteur GG45 ou le connecteur Tera.

Affectation des broches

Pour l’affectation des broches du RJ45, il existe les standards TIA-568A/TIA-568B. Les deux standards câblent les contacts « straight trought », en d’autres termes, le contact 1 d’un côté est relié au contact 1 de l’autre côté et que cela est maintenu pour tous les 8 contacts. La variante que l’on choisit n’a donc aucune importance, il suffit de se mettre d’accord sur l’une de ces deux variantes au sein d’un projet. La mise en ligne s’effectue toujours selon les indications du fabricant.

Blindage

En plus de la catégorie ou de la classe, on distingue aussi les câbles TP en fonction de leur blindage. Le blindage sert à réduire les perturbations électromagnétiques et les possibilités d’interception. Dans le passé, les désignations n’étaient pas uniformes et prêtaient même parfois à confusion. C’est pourquoi un schéma de désignation normalisé XX/YZZ a été introduit.

Désignations : torsadés par paires = Twisted Pairs (TP), sans blindage = Unshielded (U), blindage par tresse = Shielded (S), blindage par feuille = Foil (F).
Les illustrations sont données à titre indicatif. En pratique, on utilise des câbles 4×2 paires ou 2×4 paires (U72).

Couche 1: Transmission via fibre optique

Les câbles à fibre optique deviennent de moins en moins chers. La fibre optique est actuellement surtout utilisée dans le domaine du câblage primaire et secondaire. Cette technologie offre un blindage complet contre les perturbations électromagnétiques et est parfaitement adaptée à la transmission rapide de grandes quantités de données.

Objectifs d’apprentissage de cette unité d’apprentissage

À l’issue de cette unité d’apprentissage, vous saurez…

  • nommer les types de câble les plus courants pour les câbles en fibre optique et leurs applications.
  • associer les principaux types de connecteurs et savoir quand utiliser l’un d’entre eux.
  • choisir le câble adéquat pour une application donnée.

Fibre optique

Dans le cas de la fibre optique, le signal d’information est transmis sous forme d’onde électromagnétique dans la gamme de fréquences de la lumière visible à l’intérieur d’un matériau conducteur de lumière.

Les avantages sont évidents:

  • Les signaux lumineux ont une faible atténuation et donc une meilleure transmission.
  • Les signaux lumineux peuvent être transmis sur de longues distances.
  • Les câbles à fibres optiques peuvent transporter de plus grandes quantités de données, débits plus élevés, que les lignes de cuivre.
  • Les câbles à fibres optiques sont insensibles aux interférences électromagnétiques.

Les câbles à fibres optiques ont toutefois des inconvénients:

  • La fibre optique est plus chère que les câbles en cuivre, les frais d’installation sont aussi plus élevés.
  • Les coûts sont plus élevés, tant pour les composants réseau que pour les terminaux.
  • Par rapport aux câbles en cuivre, les câbles à fibres optiques sont plus sensibles aux contraintes mécaniques (pression, flexion) ainsi qu’à la poussière et à l’eau.
  • Aucune transmission de courant n’est possible (PoE: Power over Ethernet)

Types de fibres

Les fibres optiques sont proposées en tant que fibre multimode et fibre monomode, la fibre multimode (profil à gradient d’indice) étant surtout utilisée à courte distance et la fibre monomode principalement à longue distance.

Source : wikipedia fibre optique

Dans les fibres multimodes, plusieurs photons (plusieurs modulations de lumière) se déplacent simultanément dans l’âme de la fibre. Quand les longueurs de câbles sont élevées (> 900 m), cela peut mener à des perturbations dans le câble, ce qui conduit à des transmissions de données incomplètes et peu claires du côté de la réception. Grâce aux coûts réduits des câbles et des modules de connexion, les fibres multimodes restent néanmoins le premier choix pour les distances plus courtes.

Dans la fibre monomode (single mode), la section transversale réduite de l’âme de la fibre ne permet que la transmission de photons individuels (une modulation de la lumière) en même temps. Les lignes monomodes plus onéreuses présentent un débit de transmission plus élevé que les lignes multimodes permettent une distance jusqu’à cinquante fois supérieure. Le petit cœur de la fibre et la transmission de signaux lumineux individuels excluent pratiquement toutes les interférences dues au chevauchement des signaux lumineux. Cela permet d’obtenir l’atténuation de signal la plus faible et la vitesse de transmission la plus élevée des câbles à fibres optiques.

Catégories

Comme pour les câbles en cuivre, des classes et catégories optiques sont introduites pour distinguer les performances des fibres multimodes et monomodes. C’est ainsi qu’ont été introduites vers 1985 les catégories OM1, OM2, OM3 et OM4 pour les fibres multimodes, ainsi que les catégories OS1 et OS2 pour les fibres monomodes (ISO/IEC 11801).

Source : wikipedia fibre optique

Types de connecteurs

Les types de connecteurs les plus courants dans le domaine des fibres optiques sont aujourd’hui les connecteurs LC (local connector) et SC (subscriber connector), le connecteur LC se trouvant le plus souvent sur les équipements terminaux (switch, routeur) et le connecteur SC se trouvant souvent sur les panneaux de brassage à fibres optiques.

Raccordement de fibres optiques

Couche 1: Transmission sans fil (wireless)

Après les médias cuivre et verre, venons-en à l’air. Depuis 1997, la norme IEEE 802.11 constitue une interface aérienne obligatoire pour les réseaux sans fil (WLAN, Wireless Local Area Network) et est, pour simplifier, une sorte d’Ethernet sans fil.

Objectifs d’apprentissage de cette unité d’apprentissage

À l’issue de cette unité d’apprentissage, vous saurez…

  • nommer les standards les plus usuels pour la transmission de données via l’air.
  • effectuer les principaux réglages sur un point d’accès WLAN.

WLAN

Dans les liaisons radio, le signal d’information est transmis sous forme d’onde électromagnétique haute fréquence. La voie radio est l’espace libre. Les signaux sont transmis dans l’espace libre via les antennes des stations émettrices et réceptrices. Les signaux sont atténués ou déviés surtout par des obstacles en métal. Cela réduit la portée des signaux radio. Les voies radio sont souvent plus lentes et moins sûres que les voies filaires.

Standard

Contrairement aux câbles en cuivre ou à fibre otique, les caractéristiques ne sont pas indiquées en catégories ou classes, mais dans l’extension de la norme 802.11.

Générations de Wi-Fi et norme IEEE 802.11

Tous les standards WLAN de l’IEEE sont spécifiés avec une vitesse de transmission maximale théorique. Il s’agit toutefois là uniquement de valeurs indicatives. Les murs, les meubles et les autres réseaux perturbent la transmission radio. Selon les conditions environnementales et le nombre de stations qui participent ainsi que la distance à laquelle elles se trouvent, on atteint seulement une fraction du débit de données théorique.

Un réseau WLAN fonctionne avec un canal de transfert que plusieurs participants peuvent utiliser simultanément. Pour chaque participant individuel, cela signifie que seule une fraction de la vitesse de transmission théorique lui est mise à disposition.

Fréquences

Pour le WLAN, deux (ou avec 6 GHz à partir de 2021, trois) plages de fréquences sont disponibles. La première plage se situe à 2,4 GHz, l’autre à 5 GHz. Les deux plages de fréquences sont utilisables sans licence dans le monde entier. Cela signifie aussi que dans ces plages de fréquences tous les types de techniques radio se retrouvent.

Dans la bande de fréquences autour de 2,4 GHz, de nombreuses standards et techniques radio propriétaires sont en concurrence. Tout comme de nombreux appareils de la vie quotidienne, tels que fours à micro-ondes et télécommandes radio. La bande de fréquences autour de 5 GHz est actuellement moins utilisée.

Pour pouvoir utiliser de manière optimale le spectre de fréquences autour de 2,4 GHz, une certaine répartition de canaux est nécessaire afin que les canaux ne se chevauchent pas. C’est pourquoi il est recommandé pour le WLAN 2,4 GHz:

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